Standards managériaux: Le paradoxe d’Abilene

paradoxe d'Abilène et standards managériauxLa fable du paradoxe d’Abilene de Jerry B. Harvey dans The Abilene Paradox and Other Meditations on Management (Jossey-Bass, 1988) regroupe les standards managériaux décisionnels. Les amateurs de jazz le savent : il est toujours utile, voire plaisant, de réécouter les vieux standards !

En voici donc l’histoire succincte assortie de quelques enseignements pratiques qui vous permettront d’éviter les mauvaises décisions bêtement consensuelles.

 

Un couple, leur fille et son mari devisent tranquilement sous le porche de leur maison de Coleman, Texas. Pour rompre la monotonie, le père suggère d’aller déjeuner à Abilene. Son gendre trouve cette idée loufoque mais acquiesce pour faire plaisir à sa femme. Mère et fille, sans doute prises au dépourvu, décident de suivre. Et voilà notre petite famille partie pour un voyage de 50 km dans une voiture sans climatisation et sous une chaleur accablante. Arrivés à Abilene, nos amis déjeunent médiocrement dans une cafétéria sordide pour revenir chez eux épuisés. C’est à ce moment qu’ils réalisent que personne ne voulait vraiment ce périple mais que tout le monde pensait que les autres en avaient envie !

Nous avons tous vécu cette situation ubuesque qui engage un groupe dans une voie que personne ne souhaitait.

Pour l’éviter, voici quelques pistes :

  • Lorsqu’on vous demande un avis, un document, un reporting, de participer à une réunion,… n’ayez pas peur de provoquer le conflit en affichant une position franche et en posant les questions de bon sens : pourquoi faire ça ? pourquoi on me le demande à moi ?
  • Quand vous êtes le demandeur,
    • Assurez-vous de la valeur ajoutée que vous attendez des personnes que vous impliquez
    • Expliquez le sens de votre requête
    • Demandez un feedback une fois l’action réalisée.
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A ceux qui dorment avec leur Smartphone

Excellence opérationnelleSi vous êtes horrifié à chaque fois que vous ouvrez votre boîte mail, si vous n’arrivez pas à traiter votre déluge journalier de messages, si on vous sollicite trop souvent pour des réunions et si vous n’avez plus le temps de travailler sereinement, cet article n’est pas pour vous.

Il est destiné à ceux qui pense que pour de l’excellence opérationnelle il faut répondre immédiatement à chaque message, dormir avec leur Smartphone, vérifier leur mail en vacances toutes les heures, appeler sur notre portable plusieurs fois sans laisser de message et qui manipulent avec dextérité les invitations via les calendriers partagés.

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Feedback : 57 secondes pour augmenter votre bonheur

FeedbackLe feedback est l’outil le plus puissant pour développer nos compétences et celles des autres. Alors pourquoi crée t’il autant de souffrances quand nous le donnons ou le recevons ? Voici 57 secondes de conseils pour réaliser un feed-back avec bonheur :

  • Soyez direct et décomplexé : il est préférable d’être direct plutôt que diplomatique. Évitez la pratique trop commune de mélanger des messages positifs et négatifs type sandwich une bonne nouvelle, suivie par de mauvaises nouvelles, en terminant avec de bonnes nouvelles.
  • Dite pourquoi : un feed-back est engendré par un écart ou une convergence entre un enjeu opérationnel et la réalité. Prenez le temps d’expliquer pourquoi cet enjeu est critique pour l’entreprise ou l’équipe.
  • Soyez précis : décrivez le comportement spécifique à renforcer, changer ou stopper. Illustrez vos propos par des exemples pour permettre à votre interlocuteur de mieux comprendre.
  • Faites-le souvent : personne n’aime les douches froides ou trop chaudes, il est mieux accueilli s’il est réalisé en situation, et donnera plus d’opportunités à votre interlocuteur d’être valorisé ou de s’améliorer.
  • Soyez positif en toute circonstance : un feed-back n’est pas une critique, mais bien une opportunité de valorisation ou d’amélioration, inutile d’être crispé ou négatif.
  • Faites en la promotion : votre interlocuteur a certainement des choses à dire à vous et à d’autres. Encouragez le à faire des feed-backs en la briefant sur les bonnes pratiques. Elle n’en recevra que mieux le feed-back des autres !
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5 clefs du bonheur … en management

Dès la sortie de son école, Louis avait intégré une entreprise en ayant le privilège de suivre le parcours « cadre dirigeant ».Management Tout le monde disait de lui qu’il était doué, ses supérieurs le sollicitaient souvent pour sa capacité à résoudre les problèmes complexes et le plaçaient au-dessus du lot parmi ses collègues. S’il avait bien des qualités notoires, ses équipes ne cachaient pas qu’il était difficile de travailler avec lui, et la liste des membres de son équipe qui se sont succédé était longue. Après avoir contourné le problème pendant bien des années, les circonstances ont fait qu’un conflit violent a finalement éclaté…

La suite de l’histoire n’a pas d’importance, la question est de savoir combien de jeunes managers nous devons sacrifier, combien d’équipes nous devons laisser dans le mal être et quelle performance réelle nous voulons obtenir de nos équipes.

Tous les grands leaders affirment que le succès et la performance durables qu’ils obtiennent sont le résultat d’un travail d’équipe, mais quelles sont les clefs qu’ils nous enseignent :

  • Créer la confiance : être authentique, établir une communication transparente et pratiquer le feed-back, passer du temps à développer les compétences et favoriser le succès des autres.
  • Accélérer la collaboration : animer le débat, refuser l’harmonie molle, développer la capacité des autres à résoudre les problèmes.
  • Engager : favoriser la décision en autorisant les erreurs et la remise en cause, mais pousser l’équipe à finaliser les sujets en cours et à respecter les délais.
  • Responsabiliser : rendre visuels les engagements, favoriser l’auto-responsabilisation des équipes, développer la capacité des autres à réaliser des feed-backs sur les comportements non productifs.
  • Focus performance : construire des outils de mesure des  progrès, aller sur le terrain, valoriser les résultats durables. Les membres de l’équipe se focalisent naturellement sur ce qui a de l’importance pour la hiérarchie.

Article publié sur le journal du net et économie matin.

Viapost met ses entrepôts au lean management avec Oryx Conseil

Lean management

Viapost met ses entrepôts au lean management avec Oryx Conseil Viapost, pôle logistique du groupe La Poste, mène un chantier de conduite du changement au sein de ses entrepôts. L’entreprise s’appuie pour cela sur les techniques du lean management, avec l’aide du cabinet Oryx Conseil.

Lire l’article dans logistique magazine

Dans le cadre de son plan “imPulsion 2015”, Viapost, pôle logistique du groupe La Poste (8 sociétés dont les e-logisticiens Orium et Morin Logistic), a sélectionné Oryx Conseil, cabinet de conseil spécialisé dans la transformation des organisations et l’amélioration de la performance opérationnelle. “Je souhaitais un partenaire qui combinait à la fois des appétences industrielles et logistiques et qui soit capable d’aller dans un atelier et de comprendre ce qui s’y passe afin de nous aider à nous structurer et à nous organiser pour créer une vraie cohésion au sein de notre nouvelle entité”, a indiqué Philippe Bourriot, directeur du développement de Viapost, dans un communiqué de presse diffusé le 20 mars 2014.

Implication des chefs d’équipe dans la nouvelle stratégie du groupe

Un des chantiers actuels porte plus spécifiquement sur la mise en place des techniques du lean management dans les ateliers. Au total, 450 collaborateurs travaillant sur six sites sont concernés.  Le personnel de chaque entrepôt est impliqué dans un questionnement autour de 6 sujets : l’organisation du flux, la valeur attendue par le client, la planification et la gestion de la performance, les rites et les rythmes d’animation d’équipe, l’innovation et le traitement des problèmes, le développement des équipiers. De son côté, la direction des ressources humaines de Viapost travaille à la définition de la stratégie d’accompagnement des managers de terrain. Il s’agit de “générer une véritable implication de la part des chefs d’équipe pour qu’ils contribuent eux aussi aux nouvelles orientations du groupe. À terme, l’objectif est de les rendre autonomes pour qu’ils soient capables de mener leurs propres chantiers”, indique le communiqué.

Par Marie-Noëlle Frison de LOGISTIQUES MAGAZINE

Logistique Magazine – 27 mars 2014